Monthly Archives: avril 2009

Creacamp – vive la création!

C’est avec plaisir que je partage avec vous l’invitation à assister au prochain CREACAMP qui aura lieu le 30 mai prochain. Comme son nom l’indique, c’est un atelier de création, sur la création, ouvert aux gens qui ont l’envie et le goût d’explorer, de tripper, de confronter des idées et de s’ouvrir des horizons…

Il y a plein d’idées reçues sur ce que doit être la création. On pense qu’il faut “être” un artiste, alors qu’en fait, la créativité s’applique dans tous les métiers, y compris à certaines maneuvres comptables qui… hum, ça, c’est un autre débat!

Mettons qu’il faut surtout accepter de perdre le contrôle, de ne pas toujours savoir où on va (comme si la vie ne se chargeait pas d’envoyer des grosses boules dans le jeu anyway), et de dire “je ne sais pas, mais j’ai envie d’aller voir pareil”.

Bref, Creacamp, c’est cool, c’est le fun, c’est comme relire Castaneda – sans le peyote – ça ouvre les esprits et ça permet surtout, surtout, de rencontrer des gens trippants et allumés.

Creacamp est d’abord destiné à mettre le travail des femmes en valeur, mais comme chez Jules, les mecs y sont les bienvenus!

En ces temps de gris, c’est un luxe à la portée de tous…

Comment ça marche dans la tête d’un auteur? Qu’est-ce qui fait qu’on pense à certaines combinaisons plutôt qu’à d’autres?
Plein de facteurs. Une intuition, un désir, des échanges, des affinités naturelles… et des constats!  Maude Guérin et Anne Dorval n’avaient jamais joué ensemble avant “Jules” … Et pourtant, c’est une évidence. Même chose pour Catherine de Léan et Jessica Barker. Il y a quelque chose qui se met en place organiquement, sans forcer.

C’est pour ça que j’ai plein d’idées pour le couple Yvonne & Marcel. Je ne serai pas la première à avoir eu l’idée!
Pour souligner sa première saison à Québec en été, Jean-Bernard Hébert a présenté ” Le Mal de mère”, de
Pierre-Olivier Scotto, avec Janine Sutto et Roger Larue dans une mise en scène de Daniel Roussel.

C’était il y a sept ans. Par la même occasion, cet été là, on fêtait aussi les 60 ans (SOIXANTE ANS!!!) de théâtre de Madame Sutto et son 80e anniversaire de naissance.
Roger et Janine sont ensuite partis en tournée ensemble. Ils jouent bien ensemble. Ils parlent l’un de l’autre avec une affection évidente.
Bref, quand ça va tout seul, il n’y a qu’à se glisser dans le flot…

Un excellent papier de Nathalie Petrowski sur la conférence de Diane Keaton à la Place des Arts hier soir.

L’interprète de l’inoubliable (et très névrosée…) Annie Hall dit avoir reçu un “wake up call” à l’âge de cinquante ans. Son père, en train de mourir d’un cancer, lui a avoué qu’il n’avait jamais osé prendre de risque, qu’il s’était contenté d’un travail qu’il n’aimait pas. Prendre des risques? Des vrais risques comme dans “peut-être on se pète la gueule, mais on y va pareil?
Ben oui. Incroyable, non?

Comme dirait Harry Callahan, “go ahead, make my day”.

En fondant le Huffington Post en 2005, Arianna Huffington s’est imposée sur le Web, où dit-elle, elle a voulu recréer le dynamisme des conversations entre amis dans un souper animé.

À lire sur le site de Cyberpresse, une entrevue fascinante avec cette communicatrice de premier ordre qui a compris que face aux bouleversements technologiques, les médias ont deux choix: plonger tête première dans le changement ou mourir.

Finalement, c’est la même chose que la création!

Roger & me…

Roger Larue, je l’ai connu au théâtre de la Licorne il y a des années…

Il jouait le fantôme, l’âme de Claude Jutra… et la mémoire oublieuse du Québec dans une création collective qui est rapidement devenue le spectacle de ma génération, “Cabaret Neiges Noires”.
Je n’essaierai même pas de résumer “Cabaret”…  C’était des auteurs, des créateurs, une troupe, celle du théâtre “Il va sans dire”.
C’était les années de désespérance cocaïnée, celles de ceux qui ont eu vingt ans avec le sida, les taux d’intérêts astronomiques et un chômage endémique. La génération X.
De cette génération-là, les médias et les sociologues n’ont dit que du mal: nihiliste, punk, cynique, désengagée, incapable de rêver.
On aurait bien voulu rêver, seulement on était dans la survie jusqu’aux yeux entre trois jobs, toutes plus précaires les unes que les autres.

Cabaret Neiges Noires disait tout ça en noir de chez noir.
Mais le show était pourtant lumineux, Ça chantait, fêtait, riait. C’était peut-être noir et désespéré, mais c’était aussi un festif et flamboyant  “f… you” à l’establishment qui avait construit l’échafaud.
De l’adversité, les X ont su tirer parti. On est devenus les champions de la débrouillardise et du retroussage de manches.  Collectifs, oui. Pragmatiques, encore plus. Les premiers “solidaires-lucides” c’est nous! J’ai revu Roger Larue sur plusieurs shows. Toujours il était bon. Toujours il était juste. Une pierre angulaire. Une présence au service du spectacle. Un esprit fin et brillant, généreux dans le travail comme dans la vie.
Travailler avec lui est une joie!

Marcel, chauffeur et éditorialiste

INT. SOIR – LE BAR D’YVONNE

À l’heure du “last-call”, Camille et Marcel échangent sur un air de gui…
- CUUUUUUUT!  Hein? Comment ça, Marcel? Depuis quand il y a des gars chez Jules?!
- Par “gars” tu veux dire “l’homme, cette race délicate et mystérieuse qui enchante nos nuits et illumine nos jours”?
- Ouais? Depuis quand y’a des mâles qui sont le centre de toute l’attention chez Jules?
- Depuis que la direction a nommé Marcel “éditorialiste de la semaine” pour nous expliquer les impacts de la crise économique.
- Éditorialiste?!?  Comme Nathalie, André et Jean-Robert ?
- Hum… Pas tout à fait. Mais je te rassure, il a toutes les qualifications requises.
- Ah bon, il a quoi comme expérience?
- Chauffeur. Chauffeur de putes de luxe…
***
Mesdames et messieurs, je vous présente Marcel, interprété par l’unique et incontournable Roger Larue.

ep_210
VN:F [1.6.3_896]
Rating: 3.8/5 (17 votes cast)

Vélocité sexuelle en temps de crise

Épisode S02E10 · 2009.04.20

Vélocité sexuelle en temps de crise avec Roger La Rue et Marie-Claude Tremblay. Face caméra, un homme très digne avec une face de gars étampé par la vie. C’est Marcel. Les lunettes sur le bout de son nez, il tient un exemplaire de « point de vue, images du monde » l’hebdo des potins royaux. Derrière le bar, Camille pose un verre de bière brune devant lui.


Je vous ai déjà parlé du “Tapis Rose de Catherine” – une Web télé qui parle essentiellement de cinéma.
Catherine Beauchamp fait de l’excellent boulot. Elle réussit à extraire des perles de ses invités, pas toujours faciles, par sa gentillesse bien sûr, mais surtout parce qu’elle est extrêmement bien préparée.

Je vous encourage à aller voir comment elle s’y est prise pour faire sourire la réalisatrice du “Bal des actrices” - une démarche à laquelle je suis particulièrement sensible, pour des raisons évidentes je crois…
Une phrase de Maïwen m’a touchée… Elle dit aimer la mise en scène, mais si elle fait du cinéma de fiction,  ce n’est pas pour les “bébelles” ( un cadre flyé, un découpage nerveux, un dolly fulgurant), c’est “pour filmer l’être humain”.

Je la rejoins tout à fait là dedans.

Mettre les hommes au lit

Traduction littérale du verbe “embedder”.  Comme dans “intégrer dans un texte”.

À ce jour, seuls deux surhommes ont été “embeddés” dans les textes des rockeuses de Chez Jules….  Patrick Lagacé (qui n’a peur de rien, c’est le Zorro de la Presse) qui a été “intégré” dans le sketch “Kandahar”  et Claude Théorêt (qui n’a peur de rien, même pas de lui-même, c’est pour dire) qui a été “intégré” dans “Shawinigan Goodbye”.

Je leur ai demandé la permission avant. On a beau être des filles, on a quand même des manières.

Qui sera le prochain? Hum….   Voyons voir…

Claude Théorêt, astro-physicien

“J’aurais pas pu sortir avec Boum Desjardins, je sortais déjà avec Claude Théorêt”.

Camille n’a pas menti, les amis. Claude Théorêt existe. Il est astro-physicien et il est propriétaire d’un cerveau qui fait “pschiiittt, pschiittt”, c’est très impressionnant, surtout quand vous n’avez pas encore bu.

Je vous envoie sur son site…  Il explique mieux que moi!