Chers vous…
C’était une belle journée sur l’autoroute 20 en direction de Montréal. Au volant de son pick-up rouge, Corinne était de bonne humeur. Elle s’en allait en ville, laissant derrière elle poules, chien, enfants, mari et bottes de “rubber”. Elle portait des vêtements qui ne sentaient ni le chien mouillé, ni le poulailler. Elle avait pleins de trucs à régler, mais elle aurait un peu de lousse… Et elle comptait bien profiter de cette échappée pour savourer pleinement son “temps de qualité” avec une fille formidable, elle-même.
Ayant lu vos recommandations musicales de printemps, Corinne a monté le son dans le tapis pour écouter “Smooth” de Carlos Santana, “Empire State of Mind” de Jay-Z et l’euphorisant “I feel good” de James Brown.
Elle “feelait” tellement “good” qu’en passant le pont qui la menait sur l’île de Montréal, Corinne a eu une idée tout à fait saugrenue. Et si elle invitait Marie-Louise à dîner?…
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LA QUESTION DE LA SEMAINE
Elle m’a été posée par Jean, le mari de Ginette, la gagnante du concours “Elle et Jules”, qui étaient tous les deux présents lors de notre dernier tournage.
Jean, un homme d’une grande gentillesse, s’est étonné de nous voir rire autant et m’a candidement posé la question qui tue: “est-ce que ça arrive des fois que certains comédiens soient plus difficiles”?
Oh boy.
Oui. Bien sûr que oui. Mais quand on a le choix, on s’arrange pour éviter de travailler avec eux. Un plateau, c’est comme un pique-nique, chacun doit apporter quelque chose qui contribue au plaisir de tout le monde. Son talent, sa générosité, sa bonne humeur, son écoute. Tout le monde a quelque chose d’unique à offrir, mais la condition est simple, il faut être prêt à le donner. Quand la contribution n’est que négative, non seulement ça fait suer ceux qui s’appliquent à donner le meilleur, mais ça nuit à la productivité, pour ne pas dire à l’ambiance générale…
Pour se permettre d’être chiant sur une base régulière, il faut vraiment avoir du génie. Et encore, on peut bien frotter la lampe avec ardeur, c’est pas toutes les fois qu’il daigne sortir!
Voilà, vous savez tout… Ou presque.
LE VERBE DE LA SEMAINE
Boire. Du thé pour faire changement, tiens! La neige qu’ils annoncent pour ce soir et toute cette humidité me donne des idées anglaises… Si, comme C0rinne, vous passez par Montréal, arrêtez vous rue St-Denis pour boire un Kusmi au chocolat épicé ou au salon de thé du très chic magasin “Holt Renfrew” pour boire un thé “Mariage Frères” à la bergamote.
Et bonheur des bonheurs, le Kusmi est maintenant distribué dans les grandes surfaces, chez Métro par exemple. Comme disent les Brit’; “Fancy a cuppa”?
LES SCOOPS
1) Isabelle Nadeau, notre styliste/clap girl/animatrice de page Facebook est revenue d’une école de coiffure avec les cheveux hydratés! Oui, mesdames et messieurs, pour la modique somme de $8, elle a eu “le cheveu” hydraté professionnellement. Et pendant toute la dernière journée de tournage du bloc #4, elle nous a secoué sa longue chevelure de soie comme une pro.
La morale de cette histoire? Je ne sais pas pour vous, mais dans mon cas, c’est mathématique; plus je paye cher dans un salon de coiffure, plus je braille en sortant. En ces temps de crise financière, c’est bon de se rappeler que les écoles de coiffure ont des prix imbattables.
Eh oui, on a complété le tournage des derniers épisodes de la saison #4. Il y a plein de surprises, des scènes extérieures, des scènes salées, des scènes sucrées et plein d’invités tous plus charmants les uns que les autres (devinez quoi, on n’a pas invité les “chiants”)!
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LE COUP DE COEUR DE LA SEMAINE
Le site consacré à la trilogie historique “Fanette” écrite par ma collègue romancière Suzanne Aubry. Le site vient tout juste de voir le jour et déjà on y trouve des notes historiques, la recherche méticuleusement de Suzanne, des billets de l’auteur, des photos. Bref, un vrai beau site de romancière pour les amateurs de grandes sagas historiques.
ET DANS L’ÉPISODE DE CETTE SEMAINE!
Corinne, qui est une fille d’une grande gentillesse, a été prise d’un mouvement de générosité spontanée et elle a invité Marie-Louise à dîner… Notre hypocondriaque névrosée préférée se fait de grandes idées sur la beauté poétique du monde agricole jusqu’à ce que Corinne la ramène là où elle doit être, sur le plancher des vaches. Ou plutôt des poules.

Là dessus, veuillez accepter mes sentiments les plus agricoles,
Geneviève