Moi, j’aime ça le théâtre. Je trouve ça drôle de m’assoir dans un fauteuil et de savoir que tout peut arriver.
Une fois, c’était au Rideau Vert dans “Mère Courage” – ici, il faut rendre hommage à tous les spectateurs du monde qui se sont tapé “Mère Courage”, Brecht aurait pu appeler sa pièce “Spectateur Courage” – un acteur, je crois que c’était Jean Petitclerc – devait tirer sur Marie Tifo qui se tortillait sur sa remorque.
Mais son fusil a refusé obstinément de faire son effet “coup de feu”, ce qui faisait que le pauvre Jean tirait dans la vide et que la pauvre Marie attendait de se faire tirer en répétant sa dernière réplique d’un ton de plus en plus suppliant “va-tu me tirer crisse”! La salle pleurait de rire. Bertolt, qui avait le sens de l’humour allemand et communiste, c’est à dire nul, devait trépigner dans sa tombe. À bout de patience, Jean a finit par crier “POW”.
Et la salle est reparti d’un fou rire qui a duré jusqu’à ce que le rideau se ferme. Je vous raconte pas le standing ovation ce soir-là, c’était de toute beauté.
Tout ça pour vous dire que si vous aimez vous assoir dans un fauteuil en vous disant que “tout peut arriver”, il y a Roger Larue (notre Marcel! notre Marcel) dans “Mon corps deviendra froid” une pièce qui s’annonce surprenante.
C’est au théâtre de 4 Sous et ça parle de cannibalisme.
Miam.
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