L’équipe de « Chez Jules » on est une minuscule équipe. Et pourtant quand on débarque dans un lieu pour tourner, on est quand même une gang, des kilomètres de filage, des lumières, des acteurs, alouette. Même si on fait tout ce qu’il faut pour être respectueux des gens chez qui on va, on est quand même impossible à manquer.
On ri, on fait des blagues atrocement grivoises, mais on a aussi un horaire serré et un « tic, tac, tic, tac » à la mode « 24″ dans la tête tout le temps. On sait qu’il faut tourner trois, quatre épisodes dans la même journée et que même si ça se passe dans la joie et la bonne humeur, on a zéro temps à perdre. Pas. De. Lousse.
Depuis le début de la série, on a tourné à différents endroits, tous publiques, tous à vocation « de service ». Restaurants, lieux de villégiature, studio de musique, salle de spectacle. C’est un échange tout à fait civilisé. Ils ont de la pub gratuite, nous payons l’addition de tout ce qu’une équipe consomme et nous bénéficions de lieux nouveaux, qui ajoutent de la plus value à la production. Win-win…
Il reste qu’une équipe qui débarque, même respectueuse, c’est un dérangement. C’est ici que le simple client – vous – a quelque chose à apprendre en lisant ce billet.
Quand une minuscule et bien humble équipe comme celle de « Jules » – qui n’est ni les Rolling Stones, ni Paramount Pictures – est traitée au petits oignons par des équipes aussi accueillantes et chaleureuses que celle de l’Hôtel St-Sulpice, du Club Med de Turquoise et de l’Espace Dell’Arte, c’est signe qu’ils traitent bien TOUS leurs clients. Et pas juste « les gros noms ».
Au St-Sulpice, ils ont mis une suite à notre disposition pour que notre maquilleur puisse travailler. Ils nous ont monté une petite table avec des pots de café. Ils nous ont remercié de prendre leur clientèle en considération (la moindre des choses de notre part, une attention délicate de penser à le souligner de leur part).
Au Club Med, tous les G.O. se sont donnés à fond pour nous montrer tout ce qu’il y avait à voir, pour nous prêter des seaux à glace, des parasols, pour abriter nos précieuses cassettes dans leur coffre fort, pour remplacer la clé de Max, pour nous accommoder chaque fois qu’ils le pouvaient. Sans compter une gentillesse de tous les instants. On a beau dire qu’ils sont « obligés » je connais certains restaurants où en principe, ils devraient l’être et ils sont bêtes comme leurs pieds!
Et au Dell’Arte, l’espace de Rick Allison, alors là, c’est la totale. Ils nous ont ouvert leur lieu, mais aussi leur collaboration, leurs idées, leur monde. Geneviève Gallazzo fait un travail formidable à la coordination et j’envie les musiciens qui travaillent là. Ils sont choyés, aimés. Rick aime les artistes, ça se sent, ça se voit et chaque fois qu’on y est, je nous trouve privilégiés de tourner dans un lieu si riche en créations de toutes sortes.
J’écris ce billet en toute liberté. Pas parce qu’il est « dû ».
Oui, certainement, ces gens-là n’ont « fait que leur job ». Oui, certainement, les airs bêtes et les divas, c’est du « bad business ».
Mais justement. On écrit trop souvent pour se plaindre et trop rarement pour dire « belle job »… Alors à tous, belle job! Et merci.
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